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Double ration pour Flume

Jeudi 11 juin, Flume était en concert au Métropolis de Montréal non pas pour une mais deux prestations. Face au succès qu’a rencontré l’événement, les organisateurs n’ont pas eu d’autre choix que de planifier un deuxième set plus tard dans la soirée.

Crédit: Delphine Jung

Crédit: Delphine Jung

En ouverture de bal, Thomas White, producteur montréalais, chauffe le public. Les « woooo girls » sont là, au milieu d’une foule très jeune qui hoche la tête en rythme et lève les bras pour en redemander. Le DJ se défoule sur scène, sautillant sans s’arrêter une seconde, arguant le public. Après 40 minutes de prestation énergique, c’est le t-shirt trempé qu’il quitte la scène pour laisser place à Harley Streten, plus connu sous le nom de Flume. Visage juvénile, mèche blonde, petite chemise bien repassée et boutonnée, le jeune DJ australien de 23 ans surprend. C’est dans une ambiance survoltée qu’il lance les premiers morceaux. Petite surprise, le public a droit a un titre inédit, Some Minds, dont les basses semblent abasourdir la salle, plus enclin à danser sur les titres les plus commercialisés. Sa reprise de Disclosure, You and me, relance alors les débats avec en fond, la projection du clip. L’ambiance atteint son point le plus chaud lorsque résonne Insane. Les débuts sont planants, comme les projections astrales et futuristes qui défilent derrière l’artiste. Le public trépigne, n’attendant qu’une seule chose : que le morceau parte. Certains ferment les yeux et se laissent alors emporté par le rythme imposé par les basses qui se font de plus en plus lourdes. Le sol tremble tandis que le DJ joue sur les aiguës saturés, des lenteurs groovy et une flopée de distorsions. Dans la salle, les corps s’entrechoquent, couverts de sueur. Aucun de ses succès les plus populaires n’est oublié : Lay me Down, Holdin’ on ou encore Tennis Court, sa reprise de Lorde sont sur la set list. Mélange habile de hip hop, de dance et de trip hop, l’univers de l’artiste est soutenue par la performance visuelle qu’il offre à ses fans. La magie a pris, mais certains auraient aimé une plus grosse prise de risque de la part du jeune prodige qui a tout de même réussi à faire salle comble au Métropolis… deux fois.

Delphine Jung

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