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Odesza au Mtelus: bien plus qu’un concert électro

Très attendu pour non pas un, mais DEUX concerts au Mtelus – anciennement Métropolis -, le groupe originaire de Seattle a su donner autre chose que ce qu’on peut généralement attendre d’un concert de musique électro.

Avant de laisser place à Odesza, composé du duo Harrison Mills et Clayton Knight, deux premières parties ont été offertes aux spectateurs: Louis Futon puis Sofi Tukker.

Le duo Sofi Tukker

Le duo Sofi Tukker

Si la dance de Louis Futon offrait un prélude idéal à Odesza, le duo que forme Sofi Tukker était plus surprenant: elle avec sa guitare en main, lui avec sa voix grave à taper sur sa batterie électronique. Leur jungle dance a en tout cas plus que conquis le public.

En entrant sur scène, Odesza n’avait donc plus grand chose à faire pour réchauffer la foule. Après une courte intro, le duo est alors arrivé, accompagné d’un trompettiste et d’un tromboniste. Les ont suivi une armée de percussionnistes, tambours attachés aux hanches, pour jouer « Bloom »‘ du deuxième album « In return ». Première surprise: le concert ne va pas ressembler à la plupart des concerts électros, généralement ennuyeuses à regarder.

Car pour voir deux mecs tourner des boutons en agitant la tête, autant rester chez soi et se passer l’album, un bon casque audio sur les oreilles. Odesza n’est pas tombé dans la facilité et a bien joué son coup en ajoutant la présence de ses musiciens sur scène, qui parfois ont même livré une sorte de chorégraphie rythmée. Sur « Late Night », un guitariste est alors même entré en scène pour magnifier le morceau quitte à nous faire préférer sa version live à celle en studio.

La scénographie était propre, colorée. Sur les écrans, on a pu voir tantôt un chien secouer la tête en rythme, des blocs de Tetris ou encore des images du test de Rocrschach. Laser, fumigènes, explosions, Odesza n’a pas lésiné sur les moyens. Le public a même eu droit à son feu d’artifice de cotillons et quelques échanges brefs avec les musiciens.

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Petit bémol, les quelques chansons « pop radio », comme « Higher Ground » sur lesquelles le public a chanté unanimement: bien qu’elles ont pu amener un peu de fraîcheur, on se serait attendu à voir ce genre de scène dans un concert de Coldplay… pas d’Odesza… et l’enchainement très rapide des morceaux qui laissait peu de temps pour savourer la fin de chaque morceau.

Du reste: chapeau bas !

 

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