Opéra

Porgy & Bess à l’Opéra de Montréal

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Yves Renaud

Le classique opéra de George Gershwin, Porgy & Bess, est présenté jusqu’au 3 février à la salle Wilfrid Pelletier. L’Opéra de Montréal nous offre ce chef d’œuvre en collaboration avec le Mois de l’Histoire des Noirs. Il faut dire, que selon les exigences de l’auteur, la distribution est totalement interprétée et jouée par des Noirs.

Kenneth Overton, Measha Brueggergosman, Marie-Josée Lord et le Montreal Jubilation Gospel Choir prêtent leur voix à une histoire d’amour; celle de Porgy, un infirme et mendiant noir et Bess, une jolie femme qui est sous le joug du caïd Crown, son ancien amant. Ce récit, qui se déroule dans les années 20 dans la ville de Charleston en Caroline du Sud, a le répertoire musical ayant connu le plus haut record de reprise au monde. Dans cet opéra vous reconnaîtrez sans doute les succès comme Summertime, I love you, Porgy, My man’s gone now et I got plenty o’ nuttin’ qui ont été popularisé par le monde du jazz, du rock et même de la pop.

La petite histoire de Porgy

En 1926, George Gershwin découvre Porgy de DuBose Heyward, originaire de Charleston, en Caroline du Sud. Immédiatement, il écrit à l’auteur, pour lui suggérer de collaborer avec lui sur un opéra populaire basé sur le roman. Heyward est enthousiaste, mais c’est seulement en 1934 qu’il permet à  de Gershwin de travailler sur le projet et de commencer à composer. Entre temps, Heyward et sa femme Dorothy écrivent une version théâtrale de Porgy qui incorporait des spirituals. Ils ont donné 367 représentations de Porgy. En 1934, après des années de correspondance, George et Ira Gershwin rejoint DuBose Heyward à Charleston pour écrire l’opéra qui avait germé dans son imaginaire depuis plusieurs années.

Porgy and Bess est la plus longue et ambitieuse création de George Gershwin, mais cela n’a pas été un succès de son vivant. Certaines des chansons ont atteint la popularité avant la mort de Gershwin, en 1937. C’est par contre, qu’en 1940 que l’approbation de la réelle version écrite par Gershwin a gagné les faveurs du monde théâtral avec une version légèrement révisée. Pendant des années, elle a été plus fréquemment interprétée en Europe, où elle était considérée comme un véritable opéra américain. Aux États-Unis, la pièce a eu sa première représentation non circoncis à Houston dans les années 1970, menée par John DeMain. À la demande générale, elle a finalement, été produite au Met 50 ans après la première représentation. C’est probablement le seul opéra jazz, fondé sur les années 1920, qui a survécu au-delà de la période de la seconde guerre mondiale, lorsque les compositeurs ont commencé à utiliser le jazz satirique.

Florence Marcelin
Chroniqueuse web
Lounge Urbain

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