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Ratatat au Métropolis ou comment donner une leçon musicale

Cela faisait cinq ans que les fans les attendaient. Le duo new yorkais remonte enfin sur les planches à l’occasion de la sortie de son nouvel album, Magnifique. Ils étaient en concert mardi soir, 1er septembre, au Métropolis de Montréal.

Crédits photos: Delphine Jung

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Sans un mot. C’est comme ça que le duo de Brooklyn entre sur la scène du Métropolis de Montréal mardi 1er septembre. Ce sont leurs instruments qui parlent. L’entrée en matière est digne d’un concert de Queen: gros riffs de guitares et batterie. Derrière la scène, sur un écran, le nom du groupe s’illumine. Ils lancent leur premier titre, Pricks of Brightness, de leur dernier album sorti en juillet. Mike Stroud et Evan Mast font littéralement l’amour à leurs instruments sur presque tous les morceaux. L’ambiance est explosive. Les plus en transes popogotent jusqu’au fond de la salle. Tandis que l’un s’excite sur sa guitare au plus proche du public, l’autre se défoule sur un clavier. Les tubes les plus connus, tels que Loud Pipes ou Wildcat déchaînent la foule. Le fin mélange de l’électro et de ces bien connus riffs de guitare rendent le public fou. Cette musique ne ressemble à rien. A rien de ce qui existe déjà. Personne ne peut dire « Cette toune me fait penser à celle de… ». Cheveux longs et allure nonchalante, les deux musiciens lancent à peine quelques « mercis » à la foule et enchaînent les titres. Mais la musique se suffit à elle-même, accompagnée d’un jeu de projections scéniques impressionnant et de lasers rasant la foule. Après un court rappel, le groupe remonte sur scène pour un final d’anthologie. Ils terminent tous les deux, face à face, chacun sur son tom. Pris dans leur l’élan, ils lancent leurs baguettes et sautent tous les deux dans la foule. Portés quelques secondes par les spectateurs, ils finissent par se retrouver sur la scène, saluent d’un dernier geste le public et repartent. Sans un mot. Et c’était parfait comme ça.

Delphine Jung

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